Les familles recomposées : trouver les équilibres financiers

24 février 2010

Ce n’est pas toujours évident de gérer sa nouvelle vie après un divorce, surtout lorsque les ex-époux ont eu des enfants. Et si chacun refait sa vie, avec un divorcé ayant des enfants ou si l’envie d’avoir des enfants ensemble devient une réalité, il devient indispensable de s’organiser sur le plan financier : qui paye quoi ? pour qui ? comment éviter les conflits d’intérêt ? Prendre le temps de planifier les réponses à ces questions est devenu primordial pour les quelques 700 000 familles recomposées françaises.

L’organisation au quotidien :

Dès le départ, vous devez clarifier au maximum la situation financière avec votre ex-conjoint. N’oubliez pas que vous avez encore un lien avec lui : votre/vos enfant(s). Celui qui n’en a pas la garde et qui verse une pension alimentaire peut vite avoir le sentiment qu’il est lésé et que l’argent alloué n’est pas destiné en réalité à ses enfants. C’est d’ailleurs parfois pour cela qu’avec le temps, il réduit le montant du versement, voire l’arrête complètement. Pourtant, avec un peu de diplomatie et de sens pratique, ce problème pourrait le plus souvent être évité.

Commencez par prévoir la responsabilité de chacun vis-à-vis des enfants. Vous devez montrer à votre ex-conjoint qu’il participe effectivement aux dépenses directement liées à l’enfant. Lorsque la famille s’agrandit, votre ex ne doit pas non plus avoir l’impression de payer vos vacances ou d’entretenir votre nouvelle famille. C’est d’autant plus vrai lorsque les enfants entament des études supérieures, forcément plus coûteuses : votre ex n’a pas à contribuer au budget des autres enfants.

Il peut donc être judicieux de créer un compte séparé pour les enfants issus d’un premier mariage, qui vous permettra de dépenser comme vous le souhaitez en fonction de leurs besoins. Si votre nouveau conjoint procède de même pour ses propres enfants, vous éviterez ainsi les remarques sur votre façon de gérer ce qui leur revient…

Pour pacifier encore la situation, vous allez aussi devoir gérer intelligemment le fonctionnement des diverses administrations. Par exemple, la CAF ne va verser les allocations qu’à un seul des parents, quelle que soit la situation du couple (séparé ou divorcé). Lorsqu’il y a déjà conflit, cela rajoute de l’huile sur le feu, surtout dans le cas des gardes alternées… Comme à chaque fois que vous vous retrouvez dans une situation de ce type, c’est l’intérêt de l’enfant qui va vous permettre de prendre la meilleure des décisions et d’envisager un partage équitable du montant de l’allocation. Vous devez aussi savoir que les impôts acceptent le changement, selon les années, du parent qui a la charge fiscale des enfants. Quant à la CPAM, elle permet à chaque parent de rattacher son enfant à sa carte Vitale, ce qui simplifie d’autant les remboursements de consultations et de soins.

La transmission du patrimoine :

La succession et la transmission du patrimoine ne doit pas être un tabou au sein d’un couple. Pour protéger vos enfants (ceux d’un premier mariage mais aussi les enfants en commun du nouveau couple) et votre conjoint, une réflexion en amont s’impose.

Le statut juridique de votre nouvelle union va notamment avoir des incidences sur la protection de vos enfants : vivre avec un contrat de mariage, en concubinage, ou en ayant conclu un PACS ne sont pas des choix anodins.

Si vous tenez à garder des patrimoines séparés mais que vous vous apprêtez à vous remarier, il est plus intéressant d’opter pour le régime de la séparation de biens. Les enfants nés d’une précédente union seront concernés par votre patrimoine uniquement, à l’exception des acquisitions faites en commun par le nouveau couple.

En cas de concubinage, vos enfants auront le droit à l’intégralité de votre succession. Avec le PACS en revanche, les conflits risquent de se multiplier car tous les biens acquis après le PACS sont considérés comme étant en indivision….

D’ailleurs, pour protéger aussi votre conjoint, le mariage reste la meilleure solution : il pourra ainsi bénéficier du logement jusqu’à son décès, il aura ¼ de la succession mais également la réversion de vos retraites.

Quelque soit votre statut, vous pouvez aussi faire une succession sur-mesure pour une protection équitable des enfants, et prévoir des dispositions spécifiques pour votre conjoint grâce au testament, aux donations et aux assurances-vie. Par exemple, si vous vous êtes remariés, votre conjoint a le droit à ¼ de l’héritage. Mais vous pouvez prévoir, par donation au dernier vivant ou par testament, de lui laisser l’usufruit d’un bien ou de l’intégralité de votre succession : à son décès, vos enfants bénéficieront de l’entière propriété de vos biens.

En cas de doute, n’hésitez pas à demander conseil à des professionnels : en étant accompagné dans ces opérations complexes, vous aurez l’assurance de protéger efficacement ceux que vous aimez, sans léser aucun de vos héritiers réservataires.

Nathalie Anjou

Les évolutions du divorce (et des divorcés) depuis 2004

4 février 2010

La loi du 26 mai 2004, entrée en application en 2005, a introduit de nombreuses réformes  pour tous les couples désireux de se séparer. L’une d’entre elles, le divorce par consentement mutuel, a largement contribué à démocratiser le divorce.

L’augmentation importante du nombre des divorces

En France, la séparation n’est plus vécue comme une fatalité. Désormais, alors qu’un mariage sur trois se termine par un divorce, les divorcés s’affichent sans complexes. Lors du premier « Salon du divorce, de la séparation et du veuvage », en novembre 2009, les séparés ou futur séparés venaient chercher des conseils juridiques et sociaux, mais aussi préparer avec le sourire leur nouvelle vie : les stands relatifs à l’image de soi,  aux loisirs et aux rencontres ont attiré beaucoup de monde.

D’ailleurs, il ne faudrait pas croire que le divorce concerne seulement les couples les plus jeunes. S’il est vrai qu’il intervient de plus en plus tôt, en moyenne au bout de 13 ans de mariage, le divorce est aussi en progression constante chez les boomers et les seniors. Les couples, au bout de 20 ou 30 ans de vie commune, font le point sur leur vie sentimentale et amoureuse. Parfois, la tentation de refaire sa vie est grande… La décision de divorcer se prend d’autant plus facilement que les enfants ont souvent quitté le foyer familial : il n’y a donc plus de problème de garde.

L’autre étape critique est celle de la cessation d’activité. Arrivés à l’âge de la retraite, certains couples n’ont plus rien à se dire, et le quotidien devient vite insupportable. Face à face toute la journée, les époux vont alors préférer se séparer plutôt que de vivre dans un conflit permanent.

Chez les plus de 60 ans, le phénomène reste encore marginal mais indéniable : en dix ans, les séparations de personnes âgées de plus de 60 ans ont augmenté d’un tiers (28% de plus chez les femmes et 39 % de plus chez les hommes). Pourtant, loin des idées reçues, les seniors qui divorcent ne sont pas condamnés au célibat : selon l’Institut National Etudes Démographiques (INED), 75% des femmes quinquagénaires et 81% des hommes du même âge se remettent en couple.

Les divorces sont moins conflictuels

Le divorce par consentement mutuel, introduit par la nouvelle loi de 2004, a séduit les couples qui veulent se séparer le plus rapidement et le plus simplement possible. Il représente désormais plus de la majorité des divorce : 55 % des couples (contre 41 % en 1996) choisissent cette procédure simplifiée et moins coûteuse. Ainsi, 90 % des divorces par consentement mutuel sont prononcés dans les sept mois qui suivent la demande, contre moins de 35 % auparavant.

Cette procédure a un autre avantage, celui de préserver l’équilibre de la famille et surtout celui des enfants. Ils n’ont plus à regarder leurs parents s’accuser et se rejeter les torts, et ils ne sont plus au centre d’une bagarre pour le droit de garde. D’ailleurs, dans cette procédure, chacun des époux peut choisir de se faire assister d’un avocat, mais le couple peut aussi opter pour un avocat unique.

Une autre innovation de la loi de 2004 et de permettre au couple de changer de procédure pendant une instance de divorce. En cas de désaccord sur les modalités de la séparation, la procédure par « consentement mutuel » pourra ainsi évoluer vers un divorce par acceptation du principe de la rupture, par altération définitive du lien conjugal ou vers un divorce pour faute.

Les divorcés face à la crise du logement

Dans les grandes agglomérations, un couple sur deux finit par se séparer. Mais un divorce, c’est aussi un besoin supplémentaire de logement. Si l’on y rajoute l’explosion des familles monoparentales, et les couples qui vivent dans des logements séparés,  il est inévitable qu’il soit de plus en plus difficile de trouver un logement.

Avec la crise actuelle, à la fois économique et immobilière, le phénomène de pénurie s’est accentué. Il y a peu d’appartements ou de maisons vacantes, et les locations sont devenues très chères. Ce manque de logements disponibles a des conséquences sur la vie des divorcés, qui sont parfois contraints de cohabiter malgré leur volonté de se séparer.

Jean-Yves Mano, adjoint au logement du maire de Paris, est confronté tous les jours à ce problème : « A présent, une demande sur quatre de logement social émane d’une personne qui divorce »….mais le fichier d’attente de personnes qui espèrent obtenir une HLM dans la capitale compte déjà 109 000 noms. La situation est d’autant plus complexe que celui qui quitte le domicile conjugal, en général le père, demande un logement avec le même nombre de pièces de façon à pouvoir accueillir ses enfants. Ainsi, il espère que le juge aux affaires familiales lui accordera le droit d’hébergement. La demande est logique, mais difficile à satisfaire, surtout quand la recherche porte sur un logement situé à proximité de l’école des enfants. L’absence d’espace contribue alors à la dislocation des liens parent enfants après la séparation.

Nathalie Anjou

Il y a une vie après la séparation !

27 janvier 2010

Préambule :

Passé la torpeur ou la libération de la séparation ( déménagement, changements d’habitudes, nouveaux lieux de vie… ) et la période transitoire qui l’accompagne parfois ( lire : tout savoir sur la séparation ) nos séparés doivent bien continuer à vivre.
Certes certains s’enferment, sans le vouloir peut être, dans un interminable chagrin pénible pour les proches. Mais la plupart vont trouver un nouvel équilibre, vivre des moments qu’ils n’auraient jamais pensé connaitre.

Comment se passe l’après ?

La pyramide de Maslow :

Maslow ( 1916 – 1972 ) a fondé entre 1954 et 1970 la théorie de sa pyramide sur des constats.
Nous pouvons en retenir, au risque d’un grand raccourci, les éléments suivants :

Tout être humain a des besoins et ceux ci sont hiérarchisés.
Une fois que l’un d’entre eux est satisfait, il peut chercher à combler le suivant, dans un ordre précis, et croissant :

Physiologique : Se nourrir, se vêtir, se reposer, être en bonne santé…
Sécurité : Assurer sa sécurité financière, rechercher la sécurité d’emploi, s’assurer pour l’avenir, épargner…
Social : Faire partie d’un groupe, d’une communauté, d’une famille. Aimer, être aimé…
Ego : Etre reconnu dans ce groupe en tant qu’individu, être considéré ou puissant. …
Dépassement de soi : Donner un sens à sa vie, contribuer à la réalisation d’une œuvre, d’une idée. Se dépasser…

Maslow a analysé que l’on ne peut progresser que si le besoin précédent est solidement assouvi. Et que la non satisfaction de l’un de ces besoins entraîne le retour au précédent.

Etudions un peu la situation des séparés vue par le prisme de cette pyramide :


Il devient facile de comprendre que la personne qui se retrouve seule après en avoir perdu l’habitude va complètement changer son comportement.


Nous ne revenons pas sur le refus de comprendre, la résistance, la décompensation et la résignation ( tout savoir sur… ) mais au début de l’intégration.

Notre individu va avant tout se trouver un toit, des meubles, de quoi se nourrir et dormir. Sans difficulté financière, ce qui n’est pas général, ces questions matérielles peuvent être résolues “ facilement ”.

Le besoin suivant est un peu plus compliqué à combler car par sécurité, nous devons entendre contrat et pensions, répartition des biens, changements des assurances liés à ces biens, et des couvertures santé et décès ( qui prennent encore plus d’importance s’il y a des enfants ).

Ajoutons que le sentiment de sécurité est particulièrement subjectif et que certains ne le sont que par des papiers signés quand d’autres se satisfont d’un accord oral.

Un nouvel équilibre :

Voilà ! Nous nous sentons bien logés, bien nourris et en sécurité.
Nous trouvons d’autres repères, des chemins différents, une toute nouvelle organisation.

Dans le cas des couples sans enfants, il s’agit d’une nouvelle vie, plus ou moins momentanée, de célibataire.
Si le couple a mis au monde une progéniture, un partage va probablement avoir lieu :
Les enfants un week-end sur deux, plus la moitié des vacances ou la garde alternée, de plus en plus demandée et pas forcement si traumatisante qu’on a pu le lire. Le parent qui n’a pas la garde va se trouver très disponible et l’autre un peu moins. De chaque côté, en tout cas, la vie va se rythmer de nouveau : travail, enfants, loisirs…

Temps d’activités intenses et de repos vont se succéder, et occuper aussi l’esprit.

De nouveaux bonheurs :

Nos séparés retrouvent en général sous quelques mois le goût de la vie :
Les promenades et câlins avec les enfants jouent un rôle tout particulier. Ils nous attachent au passé mais sont porteurs d’avenir. Nous souhaitons leur bonheur et ils savent nous le rendre si nous ne leur mettons pas de poids sur les épaules.


Il y a aussi ce plaisir oublié de faire, lorsqu’on est seul(e), ce que l’on veut, quand on le veut et comme on le veut : la liberté totale !

Vous sortez du bureau et allez vous promener au café de Paris sans rendre de compte. Vous profitez des soirées foot ou papotage sans vous soucier de la fatigue de l’autre. Vous pouvez regarder le film que vous voulez dans votre chambre ou zapper toute la soirée. Vous n’aurez pas de reproche si vous vous épilez les jambes au milieu du salon en écoutant à fond de la musique. Vous laissez traîner chaussettes ou assiettes et vous rangez quand ça vous chante. Vous remplissez le frigo de produits dont vous rêvez depuis longtemps. Vous n’avez pas à négocier telle séance de cinéma ou tel restaurant…

Vous pouviez le faire auparavant ?

La sérénité du silence, la tranquillité de la solitude n’ont pas d’égal. Mais si elles ne durent pas trop longtemps !

Car si vous n’êtes pas parti(e) pour un(e) autre, et à moins de devenir un pilier de bar, vous allez aussi connaître quelques longues soirées sans parler, voire à pianoter sur votre clavier. Vous allez quitter un dîner chez les-amis-qui-ne-vous-ont-pas-laissé-tomber pour vous glisser dans un lit bien froid et à réchauffer tout(e) seul(e).

Vous allez apprendre, à vos dépends, que planter le bon clou ou laver-sécher le linge n’est pas si simple. Vous allez répondre aux questions des enfants et suivre leurs travaux scolaires sans le soutien du 2d parent et vous allez assurer en solitaire toutes les missions incompressibles que se partage en général le couple.

Bref : Du bonheur, et de la solitude.

C’est là que Maslow intervient de nouveau !

Notre 3ème besoin, souvenons-nous, est social.

Certes, de nombreux couples se forment en entreprise et c’est souvent à cause d’une rencontre professionnelle que le couple marié se déforme.
Mais ce mélange vie privée / vie en entreprise n’est pas recherché par tous, ni parfois même souhaitable ou simplement réalisable.
Il resterait alors à choisir entre travail + enfants + solitude ou travail + solitude ?
Il est possible, bien sûr, d’embrasser définitivement l’une de ces deux options avec la volonté farouche de ne pas en sortir.

Mais la solitude finit souvent par peser.

Ce n’est pas un hasard si les clubs, sites et lieux de rencontres sont peuplés de tant de célibataires de + de 35 ans. Nous sommes plusieurs millions en France, surtout réunis dans les grandes agglomérations. Et nous sommes en manque de relation et de chaleur humaines.

De nouveaux amis :


Comment se faire de nouveaux ami(e)s ? ( au sens large du terme )

En tout cas : pas en restant devant sa télé !

Nous vous proposons quelques pistes :

  • L’école et les autres parents dont les enfants sont des copains du vôtre.
  • Le club de sport des enfants.
  • L’église.
  • L’épicerie du coin…

Bof ! Pas facile, après les banalités sur le temps, d’embrayer par “je suis divorcé(e) et après une dure période, j’ai trouvé ça très bien. Maintenant je me sens un peu seul(e) mais je me vois mal vous inviter en couple. Vous êtes marié(e) ? ”

- De très nombreuses associations existent et leur utilité n’est plus à prouver.
Elles sont un excellent moyen de rencontrer des gens ouverts, différents, engagés ou solidaires. Elles répondent cependant plus fréquemment au besoin de dépassement de soi et ne comblent pas la solitude de fond que nous pouvons vivre.
Notre objectif n’est pas seulement d’être dans un groupe. Il faut que celui-ci ait les mêmes affinités, les mêmes attentes, les mêmes objectifs.
De plus, le célibataire de plus de 35 ans peut se sentir un peu décalé s’il n’a pas les mêmes horaires, les mêmes impératifs que les couples qu’il va rencontrer.

- Il y a aussi les amis des amis dans notre situation. Ceux que l’on a, gentiment du reste, placé à côté de vous à table en espérant que vous vous entendrez bien.

- Enfin, il reste actuellement les clubs de sport pour adultes et leurs body buildés, les centres de vacances, les boîtes de nuit et les agences matrimoniales.

Attardons-nous un instant sur le groupe dont nous sommes redevenus les plus proches : Les étudiants.
Comme pour eux, célibataire ou monoparental n’est pas un statut mais un état.
Nous sommes libres et avons le pressentiment que tout peut arriver.
Nous avons une attente imprécise de l’avenir, et nous sommes parfois extrêmement ouverts à toute expérience, à l’opposé de la position casanière que nous avions éventuellement acceptée.

Nous pouvons aussi observer plusieurs différences :
L’âge et la maturité qui l’accompagne.
L’indépendance financière, en général.
Les étudiants vivent entre eux, se reconnaissent, ont des codes et des lieux de rencontres propres. Ils s’entraident, organisent des fêtes ou des débats, travaillent sur des projets en commun…

Bref, ils sont organisés en véritable communauté, ce qui n’est pas notre cas !


Notre idée n’est pas de proposer que l’on vive entre nous, ni que l’on réclame un quelconque statut. Pas de ghetto pour les séparés, divorcés et monoparentaux !
Nous ne voulons pas non plus absolument que chacun retrouve sa moitié.

Notre opinion est qu’il suffirait d’un peu d’énergie pour que nous ayons dans chaque ville un lieu ou un groupe communautaire optimiste qui connaisse nos attentes et serve de point de repère. Une sorte de rendez-vous dans la cité comme l’est le campus pour les étudiants. Un endroit où l’on pourrait se réunir, retrouver une vie sociale. Discuter, sortir, bouger… Avant un nouveau départ ?

Peut être une chance ? :

Pourquoi le faire ?
Nos aïeux n’ont pas eu cette aide et s’en sont bien tirés.
Actuellement, 20 à 25 % des séparés ou divorcés se remarient. D’autres vivent en union libre sans avoir eu besoin qu’on les prenne par la main.

C’est vrai ! Mais les statistiques rappellent que le phénomène du divorce du couple reste assez récent et est en constante augmentation.

La possibilité de rencontrer d’autres personnes dans la même condition engendrera des coups de foudre chez certains. ( Et l’occasion de fêter ces unions ! )
Vous connaîtrez alors de nouveau le bonheur de l’Amour à deux, des petits plats chauds ou de ne pas devoir appeler le plombier à la première panne. Peut être que de nouveaux enfants viendront agrandir votre famille, qui fera l’admiration de tous.

Pour les autres, le temps passé ensemble à jouer aux cartes ou à danser est du bonheur gagné sur la solitude. Ce qui rend cette dernière plus facile à vivre et peut devenir alors éventuellement un vrai choix :
Les industriels et leurs conseils marketing ont conscience de nos besoins spécifiques ( portionable, petit conditionnement… ). Des services renaissent ( repassage, lavage de voiture… ) et nous facilitent le quotidien. Les voyagistes proposent de plus en plus de formules pour monoparentaux. La réduction du temps de travail laisse d’avantage de place aux loisirs.


Faire partie d’un groupe d’ami(e)s équilibre et répond à notre besoin social

Si nous trouvons l’âme sœur et choisissons la séparation de domicile, nous pouvons avoir le bon coté du couple quand nous avons un(e) partenaire sans retomber dans le train-train quotidien, et nous avons les plaisirs des célibataires sans l’isolement ( Lire « Le bonheur en solo » )

Des groupes communautaires existent déjà dans plusieurs villes de France.

Si ce n’est pas le cas près de chez vous, créez en un !

Pour résumer positivement :

- La séparation est une expérience difficile et impose de réorganiser sa vie.
- Les besoins physiologiques et sécuritaires se satisfont facilement avec temps et moyens.
- Recréer un tissu social s’avère plus difficile car nous sommes encore un peu perdus dans une société où le couple et la famille 2+2 sont modèles.
- Il est possible de rejoindre ou de créer des groupes communautaires facilement et partout pour s’ouvrir de nouveau aux autres en dehors du travail.

A la lueur de la lampe jaunie d’un pub irlandais, vous découvrirez peut être celui ou celle qui fera votre bonheur.
En rencontrant de nouveaux amis, vous allez vous ouvrir l’horizon, découvrir de nouveaux métiers, de nouvelles passions.
Vous allez effectuer des sorties, pratiquer des activités ou des sports que vous n’auriez jamais imaginé connaître. Vous allez peut être voyager avec ces personnes, sceller des amitiés formidables et indestructibles.

Bref, vous commencez une nouvelle vie !

Voilà ce que vous risquez si vous ne restez pas devant votre télé !

Ce texte est une oeuvre collective de :
Caroline, Stéphane, Maï et Laurent.

Tous séparés ou divorcés, ils ont vécu les différentes phases de la séparation et continuent à vivre avec la garde ou non de leurs enfants.
Et ils vont bien !

Pourquoi ce site ?

3 janvier 2010

Peut être êtes vous déjà divorcé, séparé, ou en train de vous y préparer ?

Dans ce cas, vous approchez probablement la quarantaine et vos parents la soixantaine, sinon plus. Eux font partie des générations qui ont encore peu divorcé, alors que 90 % se sont mariés. Mais l’augmentation régulière des divorces depuis les années 1970 vous a préparé à cette éventualité.

Aujourd’hui, les divorcés et séparés ne sont plus à proprement parler une minorité.

Plus nombreux que les homosexuels, ils sont moins organisés et moins visibles. L’une des raisons est que cette expérience se vit plus dans la douleur que dans la joie. Ce qui engendre plus de repliements sur soi-même que de manifestations extraverties.

La séparation, le divorce, la recomposition de la famille ne sont pas des phénomènes nouveaux. L’exemple le plus souvent présenté, dans les ouvrages qui traitent ce sujet, est celui de Napoléon et Joséphine ( elle a 6 ans de plus que lui et déjà deux enfants issus d’un premier mari décédé ). Après 14 années de mariage, ils ont divorcé en 1810.

Par ailleurs, à notre connaissance, aucune étude ne précise que les couples et leurs enfants aient été plus heureux avant le développement du divorce. La dépendance financière de la femme, l’adultère fréquent des époux, les rudes conditions de travail de l’industrialisation, l’alcool et les maladies ne faisaient pas toujours de la famille un havre de paix. Il suffit de lire quelques auteurs de cette époque pour s’en convaincre.

Cependant, de nombreux couples vivent amoureusement et en harmonie jusqu’à leur séparation naturelle, et nous pensons que la beauté de cette union vaut largement quelques efforts individuels et une bonne ouverture aux autres. Nous ne souhaitons pas faire l’apologie de la famille éclatée.

L’objectif de ce site est double :

- Proposer dans presque tous les domaines des pistes à ceux qui en cherchent, expliquer que des solutions existent et qu’il vaut mieux essayer de gérer sa séparation.

- Vous confirmer qu’il ne s’agit pas d’une maladie honteuse, que nous sommes nombreux, et que nous devrions nous organiser un peu mieux pour ne pas nous replier sur nous même. Vous pourrez donc trouver des associations, nationales ou régionales, des idées de sorties, des petites annonces, des forums, des profils de séparés ou divorcés qui recherchent de nouveau l’âme soeur…